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Myriam Badaoui Origine
Myriam Badaoui Origine

Myriam Badaoui Origine – Le procès de Daniel Legrand fils s’est ouvert le 19 mai à Rennes et le principal plaignant du dossier Outreau, libéré de prison en 2011, doit témoigner à cette audience. Ses lunettes, ses cheveux nouvellement poussés et son petit sourire montrent ses dents alors qu’elle pose la tête penchée.

À en croire un photomontage qui circule sur Internet, vérifié par Jonathan Delay, le fils de Myriam Badaoui, Myriam a subi d’importantes transformations. Le jeune homme de 21 ans présente cette photo comme une preuve de la transformation de sa mère. Sa mère était le principal accusé dans l’affaire Outreau et a été condamnée à quinze ans de prison en juillet 2004 pour l’avoir violé ainsi que trois de ses frères et sœurs et trois autres enfants.

Ils se sont rencontrés dans un café parisien. De plus, elle a été reconnue coupable de onze chefs d’accusation de corruption, de proxénétisme sur ses quatre fils et d’agression sexuelle sur dix jeunes. Parmi les treize acquittés à Outreau, Myriam Badaoui est un témoin qui doit être entendu lors du nouveau procès de Daniel Legrand fils, qui se déroule à Rennes (Ille-et-Vilaine) depuis le 19 mai. Le mineur est jugé pour agression sexuelle et viol, crimes qu’il aurait commis contre les quatre enfants Delay alors qu’il était mineur.

Allégations de « précision diabolique »

Début 2001, au début de l’affaire, Myriam Badaoui était en surpoids, portait la plupart du temps des joggers informes, avait « les cheveux trop courts plaqués sur la tête sans coquetterie » et « ses grands yeux noirs » comme seul atout, selon Florence Aubenas dans La Méprise, l’affaires d’Outreau (Ed. du Seuil, 2005).

Seuls les services sociaux ont bien voulu écouter cette femme, qui vivait dans un appartement de la Tour du Renard à Outreau (Pas-de-Calais), raconter ses déboires alors que le quartier l’avait rejetée parce qu’elle était un peu trop envahissante. Le juge d’instruction Fabrice Burgaud a prêté une oreille attentive à Myriam Badaoui lors de son interpellation avec son mari Thierry Delay, en février 2001.

Myriam Badaoui Origine

Elle avoue les viols de ses enfants à la vitesse de l’éclair. Mais ce n’est pas tout; elle continue en racontant les accusations portées par ses fils, qui impliquent d’autres adultes, avec des détails graphiques. Quelqu’un est accusé par un jeune ? Sans aucun doute, Myriam Badaoui affirme qu’il était présent.

Des scènes impliquant des animaux ? Homicide dans une ferme belge ? La mort tragique d’une jeune fille ? La réponse de Myriam Badaoui est toujours oui. Lors de la commission d’enquête parlementaire de 2006 sur le fiasco judiciaire d’Outreau, l’avocate Fabienne Roy-Nansion a témoigné avoir « eu un malaise lorsque Mme Badaoui, avec une précision diabolique, nous a raconté une scène orgiaque avec des bergers allemands violant des enfants, puis le meurtre » d’une petite fille dans son pyjama rose, tenant son lapin en peluche”. Je suis sorti de la pièce.

La “diva” et la “reine” Myriam et moi

L’accusé mythomane, mêlé à l’enquête et à la convocation devant le juge, a ensuite révélé que tout cela n’était qu’un mensonge. Chaque fois que le processus ralentit, Myriam se tord dans sa cellule. Imaginez si les lumières étaient éteintes. Revenir à sa « pauvre petite Myriam » ne pouvait pas se produire.

Florence Aubenas déclare dans son livre souhaiter être à nouveau convoquée. Le ton est donné par Myriam Badaoui, et les deux seuls coaccusés qui reconnaissent les faits, Aurélie Grenon et David Delplanque, le répètent dans l’ensemble de leurs propos. Des étrangers, des amis et des voisins sont tous impliqués.

Cette dynamique de pouvoir perdure même lors de l’audience préliminaire de mai 2004 devant les assises de Saint-Omer. “Les journalistes ont pris l’habitude de regarder les performances de Myriam comme celles d’une diva des assises”, plaisantent-ils. “Tout le monde se tait quand elle passe au disque”, raconte Florence Aubenas. Ironiquement, elle est surnommée « Reine Myriam » par la défense.

“Personne ne m’avait jamais prêté attention auparavant”

La langue parlée par Myriam Badaoui est unique. Du coup, les godes deviennent des « gonichés » et un « simple ni-touch » une expérience sacrée. Plus personne ne lui a prêté attention après sa fameuse volte-face du 18 mai 2004. Myriam Badaoui a innocenté 13 des accusés ce jour-là ; le 14e était décédé pendant son incarcération.

Quelque chose que les chroniqueurs juridiques modernes n’oublieront jamais. Elle a ensuite changé d’avis : “Ils étaient tellement !” cinq jours plus tard. Tout n’a servi à rien car il a perdu toute crédibilité et le procès est désormais inversé. “Une folie m’est passée par la tête” lorsqu’elle a témoigné contre le juge Burgaud au procès en appel de Paris en novembre 2005 (Myriam Badaoui n’a pas fait appel de sa condamnation).

J’ai préféré ne pas interagir avec ceux qui sont nés dans la tromperie. J’ai parlé et le juge m’a entendu. Pour une raison quelconque, personne n’avait jamais prêté attention à moi auparavant. Je suis devenu exagéré. Le magistrat jeune et motivée et “la pauvre Myriam”, en quête de notoriété, formaient “un tandem qui a bien fonctionné”, selon Philippe Houillon, rapporteur de la commission d’enquête parlementaire.

“Cette femme a survécu à quelque chose d’horrible”

Selon les psychiatres, « l’organisation fragile de la personnalité » de Myriam Badaoui et les « éléments de violence dans lesquels elle a vécu » seraient responsables de son incapacité à s’engager dans une histoire à la fois. Elle a été mariée de force à un cousin lorsqu’elle avait quatorze ans ; elle est née en Algérie.

Après avoir donné naissance à son fils Chérif quelques mois plus tard, elle s’enfuit en France, laissant derrière elle une première fille, affirmant qu’elle avait été violée, battue et prostituée. Elle rencontre Thierry Delay à Boulogne-sur-Mer, tombe éperdument amoureuse de lui et ils se marient. Concernant le scandale Outreau, il purgera une peine de vingt ans de prison. Sur les quatre coupables, il reste derrière les barreaux.

Un événement horrible arrive à cette femme. Son avocat, Jérôme Crépin, l’analyse comme un objet incapable de voir ses enfants sous un autre jour. Après avoir bénéficié d’un suivi thérapeutique à la Maison correctionnelle pour femmes de Rennes, Myriam Badaoui a suivi une formation en hôtellerie et restauration collective. Quelqu’un qu’elle a qualifié de «détenue modèle» sur la base de ses conseils.

Les conditions de libération ne l’ont pas aidée, seulement les réductions de peine imposées par la loi. Après sa sortie de prison en novembre 2011, l’un de ses quatre fils, Jonathan Delay, a eu une nouvelle rencontre avec elle « il y a deux ou trois ans ». La rencontre rapide s’est déroulée dans un café proche d’une gare bretonne.

“Je n’arrivais pas à la situer. “Je peux vous garantir qu’elle a subi une chirurgie esthétique car elle a perdu 60 kg”, estime Jonathan Delay. “Sa remarquable perte de poids a dû modifier ses traits”, estime l’avocat du jeune homme, Patrice Reviron, qui » s’en prend à l’accusé.

Une myriade de requêtes non résolues

“Pourquoi a-t-elle innocenté tout le monde ?” C’était l’une des choses que Jonathan lui a demandées lors de leur entretien. Il n’était pas protégé ; pourquoi c’était ça ? “Pourquoi lui a-t-elle fait ça?” il a dit. Selon lui, il n’a jamais reçu de réponse. Chérif Delay, qui est son demi-frère, écrit dans son livre “Je suis debout” qu’il aurait souhaité revoir sa mère pour la confronter sur sa décision et lui raconter sa propre expérience.

Il s’est finalement rendu. Et maintenant, elle me dit dans sa lettre qu’elle aimerait pouvoir m’embrasser et m’embrasser. Son audace est palpable. Aucune femme sur cette planète n’a le pouvoir de me toucher à part elle. Myriam Badaoui “cherche à se faire oublier” par son avocat, qui ne l’a pas vue depuis près d’un an et réside aujourd’hui quelque part en Bretagne.

Entre-temps, revenir à l’anonymat n’est pas une tâche facile. Bien qu’elle ait été éjectée d’un bus à Rennes en raison de son nom, elle a choisi de ne pas changer de nom. L’accusé a déclaré : « J’assume l’entière responsabilité de mes actes » lors du procès en appel de Paris. Les caméras tourneront à nouveau, ne serait-ce que pour un petit moment, dans dix ans.

Mi-septembre, la mère a été libérée de prison après avoir purgé une peine de 15 ans pour « viol » dans l’affaire d’Outreau. Myriam Badaoui, de l’affaire Outreau, condamnée à quinze ans de prison pour “viol”, est désormais libérée sous caution. La mère, emprisonnée depuis février 2001, aurait été libérée à la mi-septembre grâce à des réductions de peine légales.

Après sa libération, la cour d’assises de Paris a ordonné une surveillance socio-judiciaire de dix ans. Ma cliente a bénéficié de la réduction de peine standard accordée à toute personne travaillant en prison et dont le comportement est irréprochable”, a révélé au Point.fr son avocat, Me Jérôme Crépin.

Elle doit également attendre un an avant de pouvoir parler. publiquement sur cette affaire, ce qui constitue une autre limite à son indépendance. Si Myriam Badaoui avait changé pendant son incarcération, affirme son avocat. Un traitement psychologique et des cours d’hôtellerie et de restauration ont aidé la mère. Jusqu’à présent, Myriam Badaoui n’a pas réussi dans sa recherche d’emploi.

Comme tout être humain, Me Crépin soutient que son client a le droit à l’oubli. Son souhait est que nous arrêtions de la gronder. Chaque fois qu’elle prenait un bus à Rennes pendant ses vacances, le chauffeur se moquait d’elle en l’appelant par son nom et en lui faisant des commentaires déplacés.

Des premières années difficiles

On peut affirmer que le scandale Outreau n’aurait pas eu lieu si Myriam Badaoui n’avait pas été impliquée. Même si la mère n’est pas à l’origine des plaintes contre les fameux « notables » qui ont été emprisonnés puis innocentés par les tribunaux, elle a corroboré toutes les déclarations de ses enfants et même certaines autres qui ont été mises en doute lors de l’examen du dossier.

Myriam Badaoui a eu une éducation difficile, car son père la battait et son oncle la violait. Elle était d’origine algérienne qui a fui vers la France, où elle a vécu dans une famille d’accueil cruelle avant de trouver l’amour avec son compatriote détenu dans l’affaire d’Outreau, Thierry Delay. Myriam tente de renouer avec certains de ses enfants depuis qu’elle les a vus un gain après sa sortie de prison.

L’accusateur mégalomane, dont le nom évoque tous les cauchemars associés à Outreau, vient de sortir de prison. L’auteur est Bérénice Rocfort-Giovanni. Un chauffeur de bus de Rennes a un jour remarqué son nom sur son laissez-passer. “S’il vous plaît, descendez”, dit-il. Badaoui, Myriam. Toute la crainte d’Outreau est condensée en un seul nom. La mère laide qui a conduit treize innocents en prison est symbolisée par Myriam Badaoui.

Myriam Badaoui Origine
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