
Affaire Kulik – Jeudi 1er juillet, la cour d’assises d’appel du Nord a condamné Willy Bardon à trente ans de prison criminelle pour viol en réunion, enlèvement et séquestration suivis de mort et assassinat d’Elodie Kulik en 2002. Il n’y a eu aucun changement par rapport à la phrase originale.
A l’issue d’un procès de quatorze jours, la cour d’assises de la Somme a confirmé la condamnation prononcée en 2019 pour l’enlèvement, le viol, l’étranglement et l’incendie d’un directeur d’agence bancaire de Tertry, âgé de 24 ans, dans la nuit du 10 au 10 janvier 11, 2002.
Willy Bardon clame son innocence depuis son arrestation en 2013. Il n’arrêtait pas de répéter: “Je n’ai rien à faire” dans cette affaire et “je ne me suis jamais engagé dans cet horrible crime”, jeudi matin, avant que le jury ne se retire pour délibérer pendant environ six heures.
Avec solennité mercredi, lors de son réquisitoire, la générale adjointe, Annelise Cau, a observé, “Cette chambre résonne encore des gémissements de terreur” d’Elodie Kulik. La jeune femme a appelé les pompiers cette nuit-là après une collision non identifiée sur une route départementale dans la.
Somme, laissant derrière elle un enregistrement “crucial” de vingt-six secondes dans lequel ses supplications paralysées se mêlaient à celles de deux voix masculines. Grégory Wiart, dont le sperme a été détecté sur la victime et identifié en 2012 grâce à une nouvelle technique d’analyse.
ADN, était “le corps martyr d’Elodie désigné” l’un d’entre eux, comme l’a dit Mme Cau. Lorsqu’il est décédé en 2003, les autorités n’ont jamais eu l’occasion de l’interroger et se sont plutôt concentrées sur sa famille. Proches lors de l’enquête. Six des douze témoins présentés à la barre, tant en première instance qu’à.
Douai, ont déclaré avoir entendu M. Bardon sur la bande. Entre-temps, l’un des défenseurs, M. Stéphane Daquo, avait évoqué la “mauvaise qualité” de la pièce à conviction, qu’ils comparaient à une “image floue et furtive”. “Aucune preuve” scientifique officielle de la culpabilité de Willy Bardon, affirme M e Daquo.
Élodie Kulik, la plus jeune directrice d’agence d’une banque française, a été enlevée dans la soirée de janvier 2002, violée, étranglée et brûlée vive. Lundi 14 juin, un suspect initialement condamné à 30 ans de prison sera rejugé en appel. Ses longs cheveux blonds et sa peau de pêche, accentués.
Par ses yeux bleu ardoise, se sont immédiatement démarqués. A 24 ans, Élodie Kulik n’était pas qu’une superbe directrice d’agence à la Banque de Picardie à Péronne dans la Somme. C’était une jeune femme exceptionnellement chanceuse. Elle était agréable à côtoyer, avait une voix.
Merveilleuse et était prête pour une carrière spectaculairement réussie. Tu me diras que c’est de l’amour paternel, mais je n’ai vu en elle que ses caractéristiques, dit Jacky à Marianne. Le jeudi 10 janvier 2002, un triste événement a changé le destin de la jeune femme.
A 17h30, Élodie quitte son bureau pour rejoindre son ancien collègue Hervé à Saint-Quentin, à une trentaine de kilomètres. Les deux filles traînent ensemble au restaurant jusqu’à ce qu’elle parte à minuit. Elle conduisit lentement sa Peugeot 106 jusqu’à Péronne, où la route de glace et le brouillard croissant rendaient la visibilité difficile.
Il était 00 h 21 lorsqu’elle a appelé les pompiers au 911. Son interlocuteur au poste de contrôle rapporte avoir entendu les cris d’Élodie ainsi que des voix d’hommes. L’appel se déconnecte alors immédiatement. Ce fut un bref moment d’ambiguïté et de malaise.
Le véhicule du banquier est découvert dans le fossé une demi-heure plus tard par un automobiliste de passage. Les clés de la voiture sont toujours dans le contact et son portefeuille est sur le siège passager, mais elle est partie depuis longtemps. L’enquête pour découvrir où se trouve la jeune femme disparue commence le lendemain.
Ils ne dureront pas longtemps du tout. Le corps torturé d’Élodie a été retrouvé dans un tas d’ordures par le maire d’un village à six kilomètres du lieu de l’accident le matin du 12 janvier. Elle a été déshabillée, aspergée d’essence et incendiée. Les experts en identification criminelle de la gendarmerie prélèvent un échantillon.
ADN complet d’un préservatif usagé laissé sur le lieu du crime. Cet échantillon comprend de nombreuses traces de paume, une empreinte digitale et le contenu du préservatif. Une autopsie est pratiquée en attendant les résultats. Elle vérifie qu’Élodie Kulik a été violée et détermine que la femme été étranglée mort.
Le mot ne tarde pas à parvenir à Péronne, où le jeune banquier est déjà très apprécié. Les habitants sont tellement surpris par cela qu’ils commencent immédiatement à lui rendre hommage. Cette évolution choquante sert de sujet principal à de nombreux bulletins de nouvelles.
L’injustice faite à cette jeune femme n’est pas reconnue. Trop de tension pour les parents d’Élodie. Leurs procès ont commencé en décembre 1976, lorsque la veille de Noël, Jacky, le père, a été impliqué dans un horrible accident de voiture qui a coûté la vie à ses deux jeunes enfants fr.
Partout dans le monde, les gens ont des fardeaux, mais il dit: J’en porte plusieurs. Les événements effrayants de cette nuit commencent à prendre forme, après tout. Élodie s’est rendu compte qu’elle était suivie sur le chemin du retour. Le 106 aurait dérapé hors de la route jusqu’à l’accotement après le début de la poursuite.
L’automobiliste terrifiée a alors composé le 911 pour demander l’aide des pompiers pendant que ses agresseurs encerclaient le véhicule. Ils l’ont enlevée de force et l’ont amenée à la décharge où son corps avait été découvert. Les détectives entendent le cri d’Élodie Kulik après coup, et cela leur arrête le cœur. Des cris, des sanglots et ce qui sembleêtre des gars disant “éteignez vos lumières” et “prenez la batterie (du téléphone)”.
