
Comment Est Mort Le Mime Marceau – Connu comme un pionnier de la « statuaire mobile » ou de « l’art du mime », le mime Marceau s’est éteint le 22 septembre « entouré des siens » à Cahors. Nous le prions tous les soirs depuis qu’il est décédé la nuit dernière. Sa fille, Camille Marceau, a récemment informé l’AFP que la famille annoncerait prochainement la date des obsèques au cimetière du Père-Lac haise.
Aurélia, sa deuxième fille, a expliqué que la famille du défunt mime Marceau ne voulait pas discuter des détails de sa mort à ce moment-là afin qu’ils puissent “prendre du temps avant de communiquer davantage”. Mime Marceau a étudié auprès de maîtres tels Charles Dullin, Barrault et Etienne Decroux à l’Ecole des Arts Décoratifs de Limoges.
Bien qu’il ait constamment travaillé sur ses compétences artistiques sous forme de dessin et de peinture, Marcel Marceau était surtout acclamé pour la grâce étonnante avec laquelle il transmettait ses émotions souvent mélancoliques à travers des gestes précis. Il a dit: “Vous n’avez pas besoin de mots pour dire ce qui est dans votre coeur”.
Marceau a d’abord acquis une renommée internationale grâce à l’influence de Charlot, qu’il a canalisée dans la création du personnage poétique de Bip. Il l’a emmené dans une exploration des façons dont la vie moderne, avec ses bouleversements sociaux constants, peut conduire à la catastrophe.
Le jour de son 24e anniversaire, le 22 mars 1947, Bip est entré dans le monde. Le mime Marceau est ensuite monté sur scène, cette fois sous la forme d’un Pierrot lunaire aux yeux charbonneux, une ligne rouge déchirée pour la bouche et un haut-de-forme sur la tête orné d’une fleur rouge orangé.
Il est devenu célèbre dans le monde entier pour un seul geste, la « marche contre le vent », maintes fois imité depuis les années 1950 mais jamais avec autant de précision. Le “moonwalk” sera le produit de l’utilisation future de cette technique par Jackson. Il ouvre une école de mime à Paris en 1978 et enseigne à des dizaines d’élèves l’art qui le passionne.
Du coup, à l’âge vénérable de 84 ans, Marcel Marceau reste muet bien qu’il soit membre de l’Académie des beaux-arts (section des membres libres) depuis le 27 février 1991. Étant l’un des artistes français les plus connus, sa mort le 22 septembre 2007 marque la fin d’une époque. Ils se sont cachés à Limoges, en France, pendant la Seconde Guerre mondiale grâce à Marcel Mangel.
C’est dans cette ville que le futur mime choisit le nom de Marceau, qu’il adoptera plus tard comme nom de code de la Résistance. L’un des artistes français les plus reconnus internationalement, Marcel Marceau (le mime Marceau), est décédé le 22 septembre 2007, à l’âge de 84 ans. Il fera revivre l’art du mime, pour lequel il est célèbre grâce à sa création emblématique de 1947 Bip.
Marceau, le célèbre mime, s’appelait à l’origine Marcel Mangel. Et son passé, si intimement lié à celui de Limoges, est quelque chose que nous connaissons beaucoup moins. Pendant ces quatre années, lui et sa famille ont trouvé la sécurité dans la ville de la Haute-Vienne. Les rigueurs de la guerre l’ont forcé à grandir à Limoges, et c’est là qu’il l’a fait. Marcel Mangel a laissé derrière lui des traces subtiles mais tangibles, tout comme l’art vers lequel il gravitera finalement.
Une famille Mangel s’installe à Limoges en 1940-1941
Au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en 1939, Marcel et sa famille juive d’origine polonaise ont été contraints de fuir leur pays d’origine. D’après un travail d’archives réalisé par Bernard Pommaret dans le département de la Haute-Vienne, la famille vivait à Périgueux (Dordogne), plus précisément dans le village de Chancelade.
Quand Marcel était un jeune garçon, son père a déraciné la famille et s’est dirigé vers Limoges, où il a trouvé du travail dans une boucherie (boucherie Buchinger) rue Jules Guesde. C’était le 9 mars 1940. Il emmena Marcel et Anne avec lui en 1941. Selon Bernard Pommaret, ils s’établirent dans le quartier de Beaumoulin (parfois orthographié Beau de moulin) le long de l’actuelle avenue Baudin mais anciennement connue sous le nom de Nouvelle route d’Aixe.
De nombreuses familles juives ont élu domicile dans cette région en 1941, lorsqu’elle a été occupée par les nazis. Il semble que Simon, son frère et membre du groupe de résistance Front National, Francs-tireurs et partisans (FTP) Dordogne Nord, soit resté à Périgueux. A la rentrée 1941-1942, Marcel s’inscrit au lycée Gay-Lussac pour le second semestre.
Son dossier scolaire des années académiques 1940-1941 et 1941-1942, aujourd’hui conservé aux archives départementales de la Haute-Vienne, montre qu’il est un élève brillant mais absent. Par ailleurs, Marcel s’inscrit dès son arrivée à l’Ecole des Arts Décoratifs de Limoges. L’emplacement actuel de l’école est l’ancien Musée de la Céramique Adrien Dubouché.
Selon un enregistrement découvert par l’École nationale supérieure d’art (ENSA), qui comprend ses nom, prénom, date de naissance et lieu de naissance, il a rejoint le groupe en 1941. L’élève Mangel travailla l’argile jusqu’en 1943. Le futur mime Marceau laissa une assiette en porcelaine (environ 19,5 sur 12 cm) avec un décor en relief représentant un accordéoniste etun danseur. L’assiette a été découverte au musée Adrien Dubouché, qui était à l’origine l’école des arts décoratifs et où il a étudié.
Un jeune Marcel « Marceau » entre dans la Résistance en 1942
En 1942, Marcel Mangel commence à enseigner le théâtre à Montintin en plus de ses études au lycée et de la peinture. Pour une centaine de jeunes juifs menacés par les nazis entre 1940 et 1942, ce château de la Haute-Vienne était un havre de paix. Et Marcel Mangel, qui enseignait le théâtre aux enfants, était là aussi.
Georges Loinger (1910-2018), son cousin germain une fois éloigné, était un résistant héroïque qu’il a accompagné dans une mission de sauvetage de trente enfants et de fuite vers la frontière suisse. Les talents d’acteur de Marcel Mangel aident les enfants à rire de l’anxiété et à minimiser les situations effrayantes.
En 1942, Marcel Mangel, avec son frère et son cousin, rejoint la Résistance en zone FTP Dordogne Nord, et c’est à cette époque qu’il adopte le surnom qui deviendra son nom de scène, Marceau. Une référence au poème de Victor Hugo Les Châtiment a inspiré son choix de nom : « Joubert sur l’Adige / Marceau sur le Rhin », comme il l’expliquera. En janvier 1943, il obtient une carte d’identité en Haute-Vienne, accompagnée de deux photographies provenant des archives communales.
En 1944, le patriarche est arrêté, marquant la fin de l’ère Limoges
C’est dans la boucherie de Limoges où travaillait son père qu’il fut placé en garde à vue le 11 février 1944. Il avait été transféré à Drancy le 24 février de cette même année, et le 7 mars de cette même année, dans le convoi 69, il était tué après avoir été transporté à Auschwitz. Sa maman rentre à Périgueux le 24 novembre 1944. Et Marcel fait sa part en s’engageant dans l’armée du général De Lattre. Ainsi s’achève le séjour de Marcel Marceau à Limougeaud.
